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Exempla optima les communes qui filment bien

Ce que les communes font de mieux
en vidéo

Vous cherchez des idées de vidéos pour votre commune ? Cette page n'en donne qu'une sorte : des cas réels, nommés et datés, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, chacun rattaché à un format qu'une commune de votre taille peut réellement commander. Le fil conducteur s'est imposé tout seul : partout où le même problème existe, recruter, exister, durer, les mêmes formats émergent. Écrit par un chef opérateur qui filme des collectivités. Exemples vérifiés en juillet 2026.

GuideCas vérifiésVérifié 07/2026Nicolas Portes

Ratio la règle du panorama

Des cas réels,
pas un moodboard.

Quatre familles de formats reviennent chez les communes documentées : le portrait de métier ou d'agent, la série régulière, l'aftermovie d'un rendez-vous récurrent et le film d'attractivité adossé à une signature de territoire. Le reste de cette page les déroule cas par cas, chacun nommé, daté et sourcé. Ce qui n'a pas pu être vérifié n'y figure pas.

Deux précisions de méthode avant d'entrer dans les cas. La première : il n'existe pas de palmarès vidéo officiel. Le Grand Prix Cap'Com, la référence du métier, n'a pas de catégorie dédiée au format vidéo : ses sept catégories sont thématiques. Des campagnes nommées en 2025, comme celles de Rennes ou de la Région Occitanie, utilisent la vidéo comme outil central, mais ce sont des campagnes de sensibilisation, pas des formats de commande courante, et elles ne sont pas primées pour leur réalisation. La seconde : le critère de sélection est assumé. Ce panorama privilégie les formats qui se répètent, série, portrait, rendez-vous annuel, parce qu'un coup d'éclat isolé vieillit vite et s'imite mal. Ce n'est ni un classement ni un top : un panorama raisonné.

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Vultus le portrait de métier

Le format qui traverse
les frontières.

Quatre cas, trois pays, un même moteur : les métiers publics peinent à recruter, et partout la même réponse apparaît. Un agent réel, son métier, une vidéo courte.

CDG 44deux campagnes, 2024 et 2026

Le centre de gestion de Loire-Atlantique a mené deux campagnes vidéo à deux ans d'écart. En février 2024, des témoignages sur les six métiers territoriaux les plus en tension. Du 19 janvier au 25 février 2026, une campagne d'ambassadeurs portée par quatre agents réels, un jardinier de Guenrouët, un policier municipal de Blain, un animateur de loisirs de Geneston, une gestionnaire RH de Guérande, leurs vidéos accessibles par QR code sur les supports. L'annonce cherchait « de futurs ambassadrices et ambassadeurs des métiers de la Territoriale ». Le fait qui compte : le format se refait, avec de nouveaux agents.

Petite Couronnele pari de l'humour

Le centre interdépartemental de gestion de la Petite Couronne a fait réaliser trois sketchs vidéo par des artistes de stand-up, diffusés sur YouTube, les réseaux et en affichage. L'objectif, rapporté par Cap'Com : « mieux faire connaître la FPT en Petite Couronne et de valoriser son image en montrant les facettes stimulantes des métiers ».

North Lincolnshire18 métiers en « day in the life »

En Angleterre, le North Lincolnshire Council publie une série « Day in the life... » couvrant dix-huit postes de ses services aux adultes : travailleurs sociaux, ergothérapeutes, gestionnaires. Un outil de découverte des métiers, à visée de recrutement. Réserve due au lecteur : aucune date de production ne figure sur la page, la fraîcheur de la série n'est pas datable.

Edina, Minnesotale dirigeant qui apprend le métier

La ville d'Edina diffuse le programme mensuel « On the Job », un nouvel épisode le 15 de chaque mois : le City Manager Scott Neal, l'équivalent d'un directeur général des services, apprend un métier municipal auprès des agents qui l'exercent, puis s'y essaie. La ville le présente comme le programme le plus populaire de sa chaîne ; le dispositif est documenté par ses propres canaux de diffusion. L'ingrédient absent des cas français : ce n'est pas seulement l'agent qui témoigne, c'est le dirigeant qui s'expose.

Deux nuances s'imposent. Le CDG 44 et le CIG Petite Couronne sont des centres de gestion départementaux, pas des communes ; le format, lui, un agent, son métier, une vidéo courte, se transpose tel quel à l'échelle d'une commune ou d'une intercommunalité. Et le moteur est identique dans les trois pays : la pénurie de recrutement dans les métiers publics. C'est ce qui rend le format solide, tant que le problème dure, le format se justifie. Reste un croisement que le corpus français n'a pas encore documenté : un maire ou un directeur de cabinet qui prendrait le métier d'un agent le temps d'un tournage, à la manière d'Edina, plutôt qu'un portrait classique. Ce cas-là, à ma connaissance, reste à inventer ici.

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Perseverantia la série qui dure

Dix-neuf ans de vidéos,
plus d'abonnés que d'habitants.

Allen, au Texas, compte plus d'abonnés que d'habitants. Cette banlieue de Dallas de moins de 140 000 habitants publie du contenu vidéo municipal depuis 2007 sur sa chaîne AllenCityTV, qui a atteint 140 000 abonnés, dans le top 1 % des chaînes YouTube actives selon la presse professionnelle américaine des collectivités, qui lui consacrait un article en mai 2026.

Ce que la chaîne publie n'a rien de spectaculaire : les séances du conseil municipal, des documentaires d'histoire locale (« The Tales of Allen »), des interviews, des conférences, et depuis 2024 un podcast consacré à la police et aux pompiers (« Behind the Badge »). Une série de conférences sur l'assassinat de Kennedy a généré à elle seule 12 millions de vues et 31 000 abonnés. Et un détail pèse plus que tous les chiffres : un pilote nommé, Mark Kaufmann, directeur des opérations médias depuis 2000. Ce qui a fait l'actif, ce n'est pas un format brillant, c'est la répétition de formats simples pendant dix-neuf ans, avec quelqu'un pour les tenir.

La France a son contrepoint, et il est plus représentatif. À Saumur, 26 241 habitants, le service Ville d'art et d'histoire a lancé pendant le confinement du printemps 2020 « Les Capsules Patrimoine », des vidéos de trois à quatre minutes sur le patrimoine de la ville, produites en interne avec les Archives municipales. Dix-huit épisodes ont été publiés de 2020 à novembre 2024, le dernier consacré au temple protestant. Une série qui a tenu quatre ans et dix-huit sujets n'a rien d'un échec : les capsules restent en ligne et continuent de servir. Mais le rapprochement des deux cas dit exactement ce que cette section soutient : une série ne se juge pas à son lancement, elle se juge à sa durée, et la durée dépend de qui la tient.

La leçon transposable n'est pas le chiffre, c'est le principe : on n'achète pas une chaîne, on installe une série et on la tient, et c'est ce dernier point qui sépare Allen de Saumur. Aucune commune française n'a à viser 140 000 abonnés, c'est un cas limite américain, à lire comme une preuve, pas comme un objectif. Pour commander une série à plusieurs communes, la méthode est ailleurs ; et avant de rêver d'un média permanent, ses conditions ont leur guide.

Commander une série à l'échelle du territoire : le guide de la mutualisation →

Le média permanent a ses conditions : le guide de la WebTV →

Fama loci l'attractivité

Se montrer
au bon gabarit.

Le film d'attractivité est le format le plus cité et le moins documenté à l'échelle des 10 000 à 100 000 habitants. Deux cas prouvent que la démarche y existe, dans ses deux configurations : l'intercommunalité qui porte, et la commune seule.

L'interco qui porte

Fougères Agglomération, 56 070 habitants

Vingt-huit communes d'Ille-et-Vilaine. La marque « Fougères, être au bon endroit » est lancée le 12 mai 2022, conçue en ateliers associant entreprises, habitants et élus. La vidéo arrive ensuite : environ 1 min 20, tournée sur trois journées en mai 2023 sur les sites de l'agglomération, avec six figurants de 20 à 32 ans recrutés par appel sur les réseaux, dévoilée le 20 septembre 2023 devant une centaine de dirigeants d'entreprises, puis diffusée au cinéma, sur le site et les réseaux. La vidéo n'est pas un achat isolé : elle aboutit une démarche, stratégie, puis marque, puis film.

La commune seule

Roquebrune-Cap-Martin, 12 419 habitants

Classée Station de tourisme en novembre 2025, la commune des Alpes-Maritimes déploie à partir de mi-mai 2026 la signature « le temps vous appartient » : un film manifeste de 1 min 30, une série de portraits vidéo de commerçants, une campagne visuelle réalisée en interne et une identité sonore créée avec l'école municipale de musique. Les chiffres communiqués par la commune : 155 700 vues publicitaires, 78 500 personnes touchées, et une fréquentation du Château en hausse de 19,4 % du 1er au 10 juin 2026 par rapport à la même période de 2025. L'angle est touristique, pas résidentiel ni économique : la limite mérite d'être dite.

Une cible nomméeavant toute image

Roquebrune vise le bassin mentonnais et la métropole niçoise, pas « tout le monde ». Un film qui ne sait pas qui il vise avant le tournage ne le saura pas mieux au montage.

La matière localeplutôt que la banque d'images

Fougères a tourné trois jours sur ses propres sites avec des figurants du cru ; Roquebrune a confié son identité sonore à son école de musique. Le territoire réel est la matière, pas le décor.

Une durée courteassumée

1 min 20 d'un côté, 1 min 30 de l'autre : les deux cas convergent sans s'être concertés. Le film d'attractivité est un format court.

La diffusionpensée avant le tournage

Cinéma, site et réseaux à Fougères ; achat publicitaire géolocalisé à Roquebrune. Dans les deux cas, le plan de diffusion précède le film, il n'en découle pas.

Reste la question que personne n'aime poser : est-ce que ça marche ? Aucune mesure indépendante de l'efficacité d'une campagne d'attractivité n'existe, vidéo ou pas. La source de référence du secteur le reconnaît elle-même : Vincent Gollain a démonté dès décembre 2020 le taux de « 85 à 90 % d'échec des marques territoriales » qui circule, un chiffre importé du marketing produit et jamais mesuré pour le territorial. Ni les campagnes ne prouvent leur réussite, ni ce chiffre ne prouve leur échec. La pratique reproductible, c'est celle de Roquebrune : définir avant de commander deux ou trois indicateurs relevables soi-même, la fréquentation d'un lieu, les demandes entrantes, l'audience géolocalisée, et une période de comparaison. Et un silence partagé vaut d'être noté : aucun des deux cas ne publie le budget de production du film. Pour un acheteur, ce trou est une information en soi.

Ce que les indicateurs ne captent pas, un praticien l'a nommé mieux que personne : « C'est souvent ce que voient les élus. Nous, on voit l'effet fierté, et l'effet sur l'image que la ville a d'elle-même. » Thomas Roussez, alors directeur de la communication de Dunkerque, dans un article Cap'Com du 10 juillet 2019 consacré à l'accueil de tournages.

Une frontière enfin, qui ne dépend pas du gabarit : une campagne d'attractivité reste de la communication institutionnelle tant qu'elle valorise le territoire, ses habitants, ses paysages, ses services, pas l'équipe qui vient d'être élue. Le détail du cadre est ailleurs.

La méthode complète, avant la caméra : le guide de la vidéo d'attractivité territoriale →

Montrer le mandat sans franchir la ligne : le guide du plan de mandat →

Fasti le calendrier

Les rendez-vous
qui se filment.

Deux cas français raccrochent le panorama au calendrier de la commune : le rendez-vous d'été, et les vœux de janvier.

Niortl'aftermovie d'un rendez-vous récurrent

La Ville de Niort (Deux-Sèvres, 60 074 habitants) a fait réaliser l'aftermovie de la soirée d'ouverture de ses « Apéros du Mardi », son rendez-vous estival récurrent : plans d'ambiance, interviews spontanées de participants, le tout décliné en horizontal et en vertical pour les réseaux. Le film est signé d'un vidéaste indépendant, Clovis Cherfils, et documenté par le portfolio du prestataire, sans date exacte publiée : la réserve s'écrit. C'est le premier cas français nommé du corpus pour ce format précis, l'aftermovie d'une commune, par un indépendant, sur un rendez-vous qui revient chaque année.

Mulhouseles vœux sortis du cadre, en interne

Pour ses 800 ans, la Ville de Mulhouse a transformé sa cérémonie de vœux 2025 en spectacle vivant conçu et joué par les agents, mêlant danse, théâtre, chant et vidéos, nommé au Grand Prix Cap'Com 2025. Nuance indispensable : ce sont des vœux internes, adressés aux agents, pas les vœux à la population, et la vidéo y est une composante d'un dispositif plus large, pas le produit.

L'enseignement tient en une phrase par cas. L'aftermovie prend toute sa valeur sur un rendez-vous récurrent, parce que le film de cette édition annonce la suivante. Et les vœux ne se réduisent pas au message face caméra : même en interne, des communes en font un objet. Les deux formats ont leur guide.

Préparer et rentabiliser l'aftermovie : le guide de l'événement communal →

Les vœux du maire en vidéo : formats et calendrier →

Summa ce qui se retient

Trois constantes,
pas une recette.

Trois observations traversent le corpus, d'un pays à l'autre. Ce sont des constats, pas des lois.

I

Le même problème fait naître le même format

Là où les métiers publics peinent à recruter, le portrait de métier apparaît, en Loire-Atlantique comme dans le Lincolnshire ou le Minnesota. Une commune qui cherche « une idée de vidéo » gagne à partir de son problème, recruter, faire venir, rendre compte, pas d'un catalogue de formats.

II

La durée fait l'actif

Allen a construit son audience en dix-neuf ans de formats simples ; le CDG 44 refait sa campagne à deux ans d'écart, avec de nouveaux agents. Le format qui se répète prend de la valeur, le coup d'éclat en perd.

III

L'agent qui parle vaut mieux que le plan spectaculaire

Les cas les plus solides du corpus reposent sur des personnes réelles et nommées : les quatre ambassadeurs du CDG 44, le City Manager d'Edina. La belle image sert le propos ; elle ne le remplace pas.

Ce panorama a ses trous, et les nommer fait partie du contrat posé en ouverture. Le paysage municipal québécois est peu documenté, avec un seul point d'ancrage solide, Longueuil. Plusieurs séries britanniques n'ont pas de date de production publique. Et aucun budget n'est publié, ni pour les cas étrangers ni pour les films d'attractivité français cités plus haut. Dire ce qu'on ne sait pas vaut mieux que le combler.

Exemples vérifiés en juillet 2026 sur les sources citées (Cap'Com, cdg44.fr, northlincs.gov.uk, Governing, Fougères Agglomération, marketing-territorial.org).

Je ne fais pas autre chose que ce que font les communes citées dans cette page, à l'échelle d'ici. Je capte les conseils municipaux de Labarthe-sur-Lèze : le rendez-vous qui se répète, celui qui installe la confiance séance après séance. J'ai filmé le patrimoine de Pamiers : le territoire raconté par ce qu'il a, pas par ce qu'il voudrait être. J'ai capté un événement à Léguevin : le jour J qui ressert toute l'année.

Ce que le panorama constate de loin, le terrain me le confirme de près : la régularité bat le coup d'éclat, et l'agent ou l'habitant qui parle vaut mieux que le plan spectaculaire. Le drone et la belle image ont leur place, j'en fais aussi, mais ils servent le propos, ils ne le remplacent pas. Les communes citées dans cette page n'ont pas un secret, elles ont un rythme.

Nicolas Portes · chef opérateur, Veni Vidi Filmi

Quaestio les questions

Questions fréquentes

I Quelles idées de vidéos pour une commune ?

Chez les communes documentées, en France et à l'étranger, quatre familles de formats reviennent : le portrait d'agent ou de métier, la série régulière (patrimoine, coulisses, portraits), l'aftermovie d'un rendez-vous annuel et le film d'attractivité adossé à une signature de territoire. Le meilleur point de départ n'est pas le format mais le problème à résoudre : recruter, faire venir, rendre compte. Le format juste en découle presque toujours.

II Qu'est-ce qu'un portrait de métier en vidéo ?

Un agent réel, son métier, une vidéo courte où il montre et raconte ce qu'il fait. Le format existe des deux côtés de la Manche et de l'Atlantique : le centre de gestion de Loire-Atlantique en a fait deux campagnes, le North Lincolnshire Council en a couvert dix-huit postes, et à Edina, aux États-Unis, c'est le directeur général de la ville qui apprend chaque mois le métier d'un agent. Sa force : il se refait avec de nouveaux visages, donc il ne vieillit pas.

III Pourquoi les vidéos de recrutement se multiplient-elles dans les collectivités ?

Parce que les métiers territoriaux peinent à recruter. En Loire-Atlantique, le centre de gestion a mené deux campagnes vidéo à deux ans d'écart, en 2024 et en 2026, sur les métiers en tension ; le motif est identique au Royaume-Uni et aux États-Unis. Tant que la pénurie dure, le format se justifie, et il se renouvelle avec de nouveaux agents à chaque campagne.

IV Une commune peut-elle bâtir une vraie audience sur YouTube ?

Oui, mais en années, pas en un film : Allen, au Texas, publie depuis 2007 et compte plus d'abonnés que d'habitants. La leçon transposable n'est pas le chiffre, c'est la méthode : des formats simples, répétés, et quelqu'un pour les piloter dans la durée. Avant d'ouvrir un média permanent, les conditions sont détaillées dans le guide de la WebTV de collectivité.

V Comment choisir un format de vidéo qui ne vieillit pas ?

En privilégiant ce qui se répète : une série à épisodes, un portrait qui se refait avec d'autres visages, le rendez-vous annuel dont l'aftermovie annonce l'édition suivante. Un film ponctuel se périme avec son sujet ; un format récurrent se bonifie, parce que chaque nouvelle parution capitalise sur les précédentes.

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Petitio votre demande

Un format repéré ici,
à transposer chez vous ?

Un exemple ne devient un projet qu'une fois posé sur votre terrain : quel format, pour quel problème, avec quels agents ou quels habitants. Racontez-moi ce que votre commune cherche à faire, de vive voix de préférence, et je vous dis quel dispositif le sert.

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