Publica · une province de Veni Vidi Filmi Le site principal ↗
Veni Vidi Filmi · Publica

Mandatum la feuille de route en images

La vidéo dans
le plan de mandat

Les plans de mandat 2026-2032 se publient les uns après les autres : axes prioritaires, chantiers, engagements pour six ans. Quatre de ces documents lus en intégral, et un constat : aucun ne mentionne la vidéo, l'outil qui rendra pourtant ces chantiers visibles aux habitants. Ce guide comble le silence : les moments du mandat qui se racontent en images, les deux lignes légales à connaître avant de filmer un bilan, et la méthode pour passer des axes du plan à un premier film. Le bon moment pour s'y mettre est précisément celui-ci : le début de mandat, quand tout se cale.

GuideSources officiellesVérifié 07/2026Nicolas Portes

Lacuna le grand absent

Ce que les plans de mandat
ne disent pas.

Rien, ou presque, sur l'image. Quatre plans de mandat 2026-2032 réels, lus en intégral : Moissy-Cramayel (environ 27 000 habitants), Nanterre (environ 96 000), Ivry-sur-Seine (environ 66 500) et Mitry-Mory. Aucun ne mentionne la vidéo ou l'audiovisuel comme outil de communication du mandat. Le seul mot « vidéo » rencontré, à Nanterre, désigne la vidéoprotection : un faux ami sécuritaire, sans rapport avec la communication filmée.

Le vide ne s'arrête pas aux communes. Le kit du nouveau mandat de Cap'Com, la ressource de référence des communicants publics pour cette période, ne dit rien non plus de l'image ou de la vidéo : des études, des guides, de la formation, pas une ligne sur l'outil filmé. Quatre documents ne font pas un recensement national, et il faut le dire honnêtement : c'est un échantillon. Mais il converge nettement, et dans quatre strates de communes différentes.

Ce silence est un angle mort, pas un verdict d'inutilité. Les mêmes plans listent des chantiers de revitalisation, des conseils de quartier, des projets d'attractivité : autant de matière qui se filme. Et l'angle mort se comble au meilleur moment qui soit, celui où les règles du mandat s'écrivent encore.

Revenir au guide de la vidéo pour les collectivités →

Centum dies les 100 premiers jours

Le rituel des
100 premiers jours.

Chez les communicants publics, le début de mandat est un moment de métier codifié, avec son nom, ses règles et sa fenêtre : les 100 premiers jours.

« Les 100 premiers jours d'un mandat, c'est le bon moment pour caler les règles de fonctionnement et de validation avec les élus », résume Vincent Nuyts, directeur de la communication de Brest et de Brest Métropole. Christian de La Guéronnière, directeur de l'agence Epiceum, pousse la même idée plus loin dans un dossier Cap'Com consacré à cette période : « Si le dircom n'est pas au milieu du terrain à jouer le match, il va rester sur le banc de touche durablement. » Et la recommandation pratique qui accompagne ce rituel tient en deux mots, empruntés à Pierre Chavonnet (Occurrence) : le quick win, la preuve rapide et visible qui installe la crédibilité du service pour la suite.

Ce discours de métier s'est traduit en images cet été. Le 7 juillet 2026, Cholet (Maine-et-Loire, environ 54 400 habitants) a publié sur son site officiel un reportage vidéo « 100 premiers jours de mandat », produit par le service communication de la ville : un bilan d'étape de la maire sur trois axes, la revitalisation du centre-ville, la proximité par les conseils de quartier, la protection et la santé. Une commune de la cible exacte de ce guide, un rituel professionnel devenu un film concret, publié dans la fenêtre. La preuve que le sujet n'est pas théorique.

Momenta les moments du mandat

Six ans, quatre moments
qui se filment.

Un mandat n'est pas un flux continu : il a ses rendez-vous, et chacun appelle son image. Les poser dès maintenant, c'est le calendrier éditorial du mandat.

I

L'installation et le bilan des 100 jours

Entre l'installation d'avril et l'été 2026, une fois par mandat. C'est le moment que Cholet a saisi en juillet : un bilan d'étape filmé pendant que les premières décisions se prennent, pas reconstitué après coup.

II

Les vœux de janvier

Le rendez-vous annuel, chaque mois de janvier du mandat. Format, cadre légal et calendrier de production ont leur guide dédié : la vidéo de vœux du maire.

III

Les temps forts et les inaugurations

Fêtes, équipements livrés, événements récurrents : la matière vivante du mandat, au fil de l'eau. La méthode est dans le guide filmer un événement communal.

IV

Le bilan de mi-mandat

Vers 2029, l'heure du point d'étape : les chantiers annoncés en 2026 ont avancé, et les images tournées depuis le début du mandat deviennent la preuve du chemin parcouru.

Une nuance pour ne pas confondre les rendez-vous : les vœux sont un rituel annuel, qui revient à chaque janvier du mandat ; le bilan des 100 jours est un rituel unique, propre au début de mandat, dont la fenêtre court de l'installation à l'été. Deux moments, deux films, deux logiques : l'un entretient le lien chaque année, l'autre ne se présente qu'une fois.

Regula la ligne à ne pas franchir

Montrer le mandat
sans franchir la ligne.

Filmer les réalisations de la commune est légitime à tout moment du mandat. Mais deux lignes légales encadrent l'exercice, et elles ne jouent pas au même moment.

CGCTL2121-27-1la ligne permanente

Dès que la commune montre son bilan, l'opposition a droit à son espace.

L'article L2121-27-1 du code général des collectivités territoriales le pose pour toutes les communes de 1 000 habitants et plus : lorsque des informations générales sur les réalisations et sur la gestion du conseil municipal sont diffusées par la commune, un espace est réservé à l'expression des conseillers élus sur une liste autre que celle ayant obtenu le plus de voix. Cette obligation s'applique en permanence, tout au long du mandat, sans lien avec le calendrier électoral. Et le Conseil d'État a confirmé qu'elle ne se limite pas au bulletin papier : sa décision du 14 avril 2022 étend expressément l'obligation au site internet de la commune.

Le réflexe concret : un film de bilan diffuse, par nature, des informations générales sur les réalisations du conseil. Avant de lancer le tournage, posez la question de l'espace d'expression des élus minoritaires sur le support de diffusion : c'est une case du projet, pas une découverte d'après mise en ligne.

La seconde ligne est celle de la fin de mandat : l'article L52-1 du code électoral interdit, dans les six mois qui précèdent le scrutin, les campagnes de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion de la collectivité. Le Conseil d'État l'applique de longue date : dans sa décision Morhange du 5 juin 1996, la diffusion de bulletins municipaux mêlant éditorial, photographie du maire candidat et bilan avantageux de l'action municipale a été jugée constitutive d'une campagne de promotion prohibée, et l'élection a été annulée. Pour le mandat qui s'ouvre, cette ligne ne mordra qu'à l'approche de 2032 ; son fonctionnement détaillé, jurisprudences à l'appui, est dans le guide des vœux du maire en vidéo.

Cadre vérifié en juillet 2026 sur les sources citées (Légifrance). Cet article informe, il ne remplace pas un conseil juridique.

Modus du plan au film

Des axes du plan
au premier film.

Le plan de communication vidéo du mandat n'est pas à inventer : il est déjà écrit, axe par axe, dans le plan de mandat. Les documents réels en listent trois à cinq, et la règle tient en peu de mots : un axe, un format.

Revitalisationle suivi de chantier

Un chantier de centre-ville se filme dans la durée, en revenant sur le même lieu à chaque étape. Sa valeur est dans la transformation, pas dans l'inauguration.

Proximitéle reportage de quartier

Les conseils de quartier et la vie de proximité se filment au plus près des habitants, là où la parole se prend, pas en plateau.

Attractivitéle film de territoire

Donner envie de s'installer, d'entreprendre ou de visiter appelle un film de territoire : l'image la plus travaillée du mandat, celle qui voyage au-delà de la commune. Le film d'attractivité, cas réels à l'appui →

Chaque axe du document politique a sa traduction en images, et c'est le plan de mandat lui-même qui fixe les priorités. Reste la tentation à éviter : tout lancer à la fois. Le quick win des communicants s'applique ici à la lettre : commencer par un seul film court, bien fait, sur l'axe le plus visible, plutôt qu'une série ambitieuse jamais terminée. Le premier film cale le circuit de validation, le ton et les usages ; les suivants s'appuient dessus.

Ce qu'un début de mandat change à la commande, je le vois côté caméra : des élus tout juste installés, des circuits de validation qui restent à caler, et une matière neuve partout, parce que la ville change avant que les documents le disent. Sur la captation du conseil municipal de Labarthe-sur-Lèze, près de Toulouse, l'essentiel du travail s'est joué là : poser le dispositif et les règles avec l'équipe en place, pour que chaque séance suivante roule sans réinventer. C'est exactement ce que les 100 premiers jours permettent de construire : pas un exploit ponctuel, un cadre qui servira six ans.

Nicolas Portes · chef opérateur, Veni Vidi Filmi

Le dispositif de Labarthe-sur-Lèze est détaillé dans la fiche de la captation du conseil municipal. Pour les repères de coût selon les formats, le guide du prix d'un film de commune donne les fourchettes constatées dans les marchés publics. Et pour formaliser la commande, du besoin aux livrables, la trame complète est dans le guide du cahier des charges vidéo d'une commune.

Quaestio les questions

Questions fréquentes

I Faut-il inscrire la vidéo dans le plan de mandat lui-même ?

Ce n'est pas indispensable, et aucune des communes observées ne l'a fait : le plan de mandat est un document politique qui fixe des axes, la vidéo relève du plan de communication qui les décline. Ce qui compte, c'est que la question soit posée au moment où tout se cale, c'est-à-dire en début de mandat, quand les règles de fonctionnement s'écrivent avec les élus. Une ligne dans la feuille de route peut aider à sanctuariser le principe, mais une décision de service communication bien calée fait le même travail : Cholet a produit sa vidéo des 100 jours sans qu'elle figure dans un plan écrit.

II Quand filmer les 100 premiers jours ?

Pendant, pas après. Le bilan d'étape se publie entre la fin du printemps et l'été qui suit l'installation, Cholet a choisi début juillet, mais la matière se tourne au fil des semaines : les premières séances, les premiers chantiers, les premières rencontres de quartier ne se rejouent pas. C'est un rituel unique, une fois par mandat, à la différence des vœux qui reviennent chaque janvier. Si la fenêtre est passée, elle ne revient pas avant 2032 : le moment suivant à viser est alors le bilan de mi-mandat.

III Une vidéo de bilan est-elle de la propagande ?

Non, tant qu'elle reste de la communication institutionnelle : informer les habitants sur les réalisations et les projets de la commune est légitime, promouvoir l'équipe qui les porte ne l'est pas de la même façon. Deux lignes encadrent l'exercice. En permanence, dès que la commune diffuse des informations générales sur ses réalisations, l'article L2121-27-1 du CGCT réserve un espace d'expression aux élus d'opposition sur le même support. Et dans les six mois qui précèdent le scrutin, l'article L52-1 du code électoral interdit les campagnes de promotion publicitaire du bilan. Entre ces deux lignes, il reste six ans pour montrer les chantiers.

IV Quel budget prévoir ?

Tout dépend du format : un suivi de chantier au long cours, un reportage de quartier et un film de territoire ne mobilisent pas les mêmes moyens. Plutôt que d'avancer un chiffre hors contexte, le guide du prix d'un film de commune détaille les fourchettes constatées, repères relevés dans les marchés publics à l'appui. Le bon réflexe budgétaire reste le même qu'ailleurs : raisonner en coût par usage sur la durée du mandat, pas en prix affiché sur le devis.

V Par quoi commencer ?

Par un seul film court, bien fait, sur l'axe du plan de mandat le plus visible pour les habitants. C'est la logique du quick win chère aux communicants publics : une preuve rapide et concrète vaut mieux qu'une série ambitieuse jamais terminée. Ce premier film cale au passage tout ce qui servira six ans : le circuit de validation avec les élus, le ton, les usages de diffusion. La série, elle, viendra quand le socle tiendra.

Tous les guides collectivités →

Petitio votre demande

Un mandat
à raconter ?

Six ans d'images commencent par un premier film. Racontez-moi les axes de votre plan de mandat, de vive voix de préférence, et je vous dis lequel se filme en premier, et comment.

Lancer un projet

Besoin d'un ordre de prix ? Le prix d'un film de commune →