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Ratio la méthode

L'attractivité se décide
avant la caméra.

Le film d'attractivité est le format le plus rêvé et le moins outillé d'une commune moyenne. On le juge sur ses images, on l'échoue sur sa préparation. Ce guide prend l'angle qui manque partout : non pas quel film est beau, mais comment on s'y prend. Quatre temps de méthode, tous situés avant le tournage, et un fil conducteur réel, le cahier des charges d'une communauté de communes iséroise d'environ 19 000 habitants qui a tout écrit, cible et diffusion comprises, avant même de consulter. Un guide pour cadrer une commande, pas pour choisir un style d'images.

GuideMarché public réelVérifié 07/2026Nicolas Portes

Ordo l'ordre des opérations

Le film se décide au bureau,
pas à la caméra.

La commande réussie ne commence pas par l'image, elle commence par un travail de bureau : diagnostic, cible, message, diffusion.

Le réflexe courant est inverse : des films inspirants, des vues au drone, un prestataire qui « a l'œil ». La caméra vient pourtant en dernier, elle exécute une décision, elle ne rattrape pas une commande floue. Sur le cas suivi dans ce guide, la seule gestion de projet a duré plus longtemps que le tournage, on le chiffrera plus loin.

Pour rendre cette méthode concrète, ce guide suit un cas réel du début à la fin. La Communauté de communes de la Matheysine, en Isère, environ 19 000 habitants sur 43 communes, a publié en février 2024 le cahier des charges de consultation d'une vidéo intitulée dans la consultation « Vivre en Matheysine ». Le film livré, diffusé sous le nom « Montez en Matheysine », est en ligne et public, produit par IsAirFilms : à voir sur le site de l'office de tourisme. Le cahier des charges, lui, contient tout ce que l'article veut montrer, écrit par la collectivité elle-même avant la moindre offre reçue : un diagnostic du territoire, trois cibles hiérarchisées, un message, une liste de canaux de diffusion et un rétro-planning. C'est un seul cas, le seul documenté en détail dans la strate visée par ce guide, les collectivités de 10 000 à 100 000 habitants, mais un cas complet : c'est sa complétude qui en fait un fil de lecture utile, pas sa représentativité. Ne lisez pas « les communes font ainsi », lisez « une commune l'a fait, voici ce qu'on en apprend ».

Pour les beaux exemples de films et ce que valent vraiment les chiffres d'échec des marques de territoire, le guide des exemples fait le tour. Ici, on parle méthode.

Cognitio diagnostiquer et cibler

Premier temps :
savoir pour qui l'on filme.

Avant tout plan, deux questions de fond : que dit mon territoire, et à qui je m'adresse. Le métier de l'attractivité en a fait une discipline ; une collectivité de la strate l'a menée elle-même.

Côté agences d'attractivité, le ciblage est un travail structuré. L'étude du CNER de juin 2025 le résume : les agences mènent en amont « des études très minutieuses pour connaître les cibles et leurs perceptions du territoire », et construire une marque de territoire « nécessite un travail minutieux en amont, diagnostic, études de marché, positionnement, choix stratégique ». C'est la méthode d'une agence, pas d'un film, mais elle se transpose : on diagnostique, on étudie l'image du territoire, puis on cible. La même étude documente une évolution nette du métier, une chargée de communication y décrivant des cibles « initialement bien trop larges » devenues « plus resserrées ». Le métier resserre ses cibles, il ne les réduit pas à une seule.

La Matheysine a fait ce travail en interne. Son cahier des charges s'ouvre sur un diagnostic du territoire, chiffres publics à l'appui, produit par la collectivité sans prestation externe. Puis il nomme et hiérarchise trois cibles, écrites avant la consultation.

Cible n° 1les faire venir

Les professionnels susceptibles de s'implanter : industries, entrepreneurs, professionnels de santé, agriculteurs. La priorité économique, celle qui commande le plus le ton du film.

Cible n° 2les faire rester

Les habitants potentiels : familles avec enfants, couples, jeunes diplômés. Ceux qu'un territoire cherche à attirer pour vivre, pas seulement pour travailler.

Cible n° 3les faire parler

Les Matheysins eux-mêmes, désignés « premiers ambassadeurs » du territoire. Une cible interne qu'on oublie souvent, et qui porte le film bien au-delà de sa diffusion officielle.

Pour nourrir un diagnostic, l'étude du CNER fournit une grille utile : une liste de facteurs qui rendent un territoire attractif, l'accessibilité, les emplois qualifiés, le parc immobilier côté économique, les services médicaux, les équipements culturels et sportifs, la proximité du travail côté résidentiel. Attention à ne pas confondre les deux usages : ce sont des facteurs qui aident à savoir ce que votre territoire a à vendre, pas des indicateurs pour mesurer l'effet du film après coup. Pour la mesure, voir plus bas et le guide dédié. Un mot enfin sur le vocabulaire : les termes « persona » ou « cœur de cible » circulent en formation, mais le métier public parle plus simplement de cibles, de ciblage, de segmentation. Inutile de jargonner pour bien cibler.

Nuntius le message avant le synopsis

Deuxième temps :
une phrase, pas un catalogue.

Un film d'attractivité porte un message, une phrase que tout le reste doit servir. Elle s'écrit côté collectivité, avant le synopsis du prestataire. La Matheysine a formulé le sien pour ses trois cibles : « Donner envie de s'installer en Matheysine, pour y travailler, y habiter, et y rester. » Ce n'est pas un slogan publicitaire, c'est un cap donné au prestataire. Chaque plan tourné devra pouvoir se justifier par cette phrase ; ce qui ne la sert pas n'a rien à faire au montage.

Le message découle du ciblage, il ne le précède pas. Une directrice d'agence le dit dans l'étude du CNER : « Nous adaptons notre communication en fonction de la cible, une personne de 50 ans ou de 30 ans ne recevra pas le même message. » Et le partage des rôles reste net : la Matheysine va jusqu'à prescrire le ton attendu, « dynamique, rythmé, jeune, pour casser avec le côté institutionnel », tout en demandant au prestataire de proposer une accroche. La collectivité fixe le cap et le registre, le prestataire propose l'exécution créative. C'est un bon partage, et un cas qui le montre bien.

Diffusio la diffusion avant le tournage

Troisième temps :
savoir où ira le film, d'abord.

Le temps le plus contre-intuitif. Le plan de diffusion s'écrit avant le tournage, parce que c'est lui qui décide des formats à commander. Le cas documenté le prouve mieux que tout.

Les canaux de diffusion prévus, écrits avant le tournage dans le cahier des charges de la Matheysine. Un seul cas documenté, relevé en juillet 2026.
Canal prévuUsageCible servie
Cinéma localProjeté avant les séances au cinéma de La MureHabitants, ambassadeurs
Sites institutionnelsCollectivité et office de tourismeToutes
Réseaux sociauxPublications, plus du sponsorisé pour élargir au département et à la régionHabitants potentiels
Presse locale et régionalePrint et supports digitaux des médiasToutes
Presse spécialiséeÉconomique, médicale, entrepreneuriale, agricoleProfessionnels à implanter

Regardez la dernière ligne : la presse spécialisée épouse exactement la cible n° 1. C'est la preuve que le ciblage du premier temps pilote la diffusion. Et la diffusion est calendarisée à part : le rétro-planning prévoit une réalisation de mai à décembre 2024, puis « diffusion et promotion à partir de 2025 ». On ne diffuse pas ce qui reste après le tournage, on tourne ce que la diffusion réclame.

De là découlent les formats. La Matheysine a commandé un film global court plus cinq capsules thématiques de trente à quarante-cinq secondes, et a écrit noir sur blanc : « Formats : paysage ET portrait pour maximiser la diffusion. Il faut les 2 », le vertical pour les réseaux, l'horizontal pour les autres supports. La déclinaison multi-formats n'est pas ici une habitude du prestataire, c'est une exigence de commande, posée par l'acheteur. Un point que la recherche n'a pas trouvé, et que je ne vais pas inventer : aucun repère public ne dit quelle part du budget consacrer à la diffusion plutôt qu'à la production. Faute de chiffre, gardez le réflexe : posez la question du budget de diffusion en même temps que celui de production, car dans le cas documenté, la diffusion est un chantier à part entière. Un dernier point de cadre, à vérifier avec votre service des marchés : l'achat d'espace publicitaire par une collectivité relève, par principe, des règles de la commande publique.

Limes la ligne à ne pas franchir

La frontière avec
la communication politique.

Une campagne d'attractivité valorise un territoire, jamais l'équipe qui le dirige. Le cadre général est ailleurs ; voici ce qui est propre à l'attractivité.

Le fonctionnement d'ensemble de la frontière entre communication institutionnelle et communication politique, et l'article L.52-1 du code électoral, sont détaillés dans le guide du plan de mandat. Un point à retenir ici : le texte vise les campagnes de promotion des réalisations ou de la gestion d'une collectivité, et une campagne d'attractivité portée par la collectivité peut en relever. Une réponse ministérielle publiée fin 2025 confirme d'ailleurs que ce cadre s'applique aux communications des collectivités en période préélectorale, le juge appréciant au cas par cas si elles restent mesurées. En toute honnêteté, aucune décision de justice visant nommément une campagne d'attractivité n'a été trouvée : c'est rassurant, à condition de rester dans les clous que voici.

Antérioriténe pas surgir pour l'élection

Une démarche d'attractivité engagée de longue date est mieux protégée qu'une campagne qui apparaît à l'approche du scrutin. Lancer tôt est une sécurité, pas seulement un confort.

Immuabiliténe pas changer d'échelle

Modifier soudain le format, la fréquence ou l'ampleur d'une communication juste avant l'élection est un signal négatif pour le juge. Mieux vaut poursuivre sur le même rythme que d'accélérer.

Neutralitéle territoire, pas l'équipe

Valoriser les paysages, les habitants, les services, l'économie. Jamais le bilan des élus ni leur image. C'est la ligne rouge qui distingue l'attractivité de la propagande.

Reste le calendrier. Le premier tour de l'élection présidentielle est fixé au 18 avril 2027. Si la période de prudence de six mois s'applique à ce scrutin comme aux municipales, elle s'ouvrirait autour d'octobre 2026. Ce calcul découle du texte et du calendrier, aucune source ne le formule pour l'attractivité : faites-le confirmer avant de caler une campagne à cheval sur cette période. Le réflexe simple rejoint le critère d'antériorité : une campagne d'attractivité envisagée pour 2026 ou 2027 gagne à être lancée tôt.

Les éléments juridiques de cette section proviennent de sources secondaires et d'une réponse ministérielle, à confirmer sur les textes officiels. Cet article informe, il ne remplace pas un conseil juridique.

Emptio la commande vue de l'acheteur

Quatrième temps :
tout tient dans le cahier des charges.

Les trois premiers temps se traduisent en un document de commande. C'est là que se joue le partage des rôles, et ce que la collectivité note vraiment dans les offres.

Ce que la collectivité a écrit

La part stratégique

Le diagnostic, les trois cibles hiérarchisées, le message, le ton attendu, les canaux de diffusion, le rétro-planning. Tout ce qui engage la stratégie reste la main de l'acheteur.

Ce qu'elle a acheté

L'exécution

Le tournage, le montage, les capsules, une proposition d'accroche, un dossier de production avec synopsis et plan de tournage. Le savoir-faire technique et créatif, pas la décision stratégique.

10moisde gestion de projet
150scènes écrites à filmer
900rushs
80figurants
70lieux de tournage
7moisde tournage, juin à décembre 2024

Chiffres de production du film livré, communiqués par la collectivité sur le site de l'office de tourisme, Matheysine Tourisme.

Ces chiffres disent l'ampleur réelle de la commande, une fois exécutée : cent cinquante scènes écrites avant de filmer, soixante-dix lieux, sept mois de tournage. Et un chiffre parle plus fort que les autres : dix mois de gestion de projet, soit davantage que le tournage lui-même. La preuve, en creux, que le film ne se résume pas à la caméra. On notera aussi que le tournage réel, juin à décembre 2024, a tenu le calendrier annoncé au cahier des charges à un mois près.

Ce partage, observé dans le cas de la Matheysine, dit une chose simple à l'acheteur : plus vous écrivez vos temps un à trois, plus les offres que vous recevez sont comparables entre elles. Côté procédure, rien d'exceptionnel, c'est le régime des achats vidéo de la strate : un marché passé sans publicité ni mise en concurrence formalisées, sous les seuils, avec un document unique valant cahier des charges. Et côté notation, un chiffre mérite d'être connu, car il est publiable et il vous concerne : dans ce marché, l'offre est jugée à 40 % sur le prix et à 60 % sur la valeur technique, elle-même partagée entre la méthode et le matériel, les références, puis le calendrier. La valeur technique pèse plus que le prix. Un cahier des charges qui exige une méthode claire est un marché qu'un prestataire sérieux peut gagner sans être le moins cher.

Pour la trame complète d'un cahier des charges vidéo, le guide dédié donne la structure ; pour les repères de coût, le guide du prix.

Ce qu'un cahier des charges bien cadré change, je le vois côté caméra. Quand la cible et le message sont écrits, chaque plan a un juge de paix : sert-il cette phrase, oui ou non. Quand ils ne le sont pas, le tournage devient une collecte d'images au cas où, et le montage tranche à l'aveugle, souvent au prix d'une deuxième journée. Sur le film de présentation de Pamiers, le principe a été le même : décider avant de tourner ce que le patrimoine raconte, plutôt que collectionner de belles images au petit bonheur. Je ne vends pas un film d'attractivité de plus dans un portfolio ; j'aide à écrire la commande qui fait qu'il n'y a rien à rattraper au montage.

Nicolas Portes · chef opérateur, Veni Vidi Filmi

Lacunae ce qu'on ne sait pas

Ce que personne
n'a documenté.

Les trous de la recherche sont des informations. Un acheteur avisé doit savoir ce que personne ne peut lui prouver, et ce que cela change à sa commande.

Aucune preuve d'effetméfiez-vous des promesses

Aucune mesure indépendante de l'efficacité d'une campagne d'attractivité n'a été trouvée pour une collectivité de la strate. Qui vous promet un résultat chiffré promet ce que personne ne sait mesurer. Pour choisir des indicateurs relevables, le guide de la mesure.

Aucun repère de budget diffusionposez la question quand même

Aucune source publique ne dit quelle part réserver à la diffusion plutôt qu'à la production. Le vide n'autorise pas à l'ignorer : budgétez la diffusion comme un poste à part.

Un seul cas completun fil, pas une statistique

Un seul marché a pu être documenté en détail. Ce guide s'appuie sur un cas exceptionnellement complet, pas sur une pratique de strate établie. Je préfère le dire que faire semblant.

Ces vides ne condamnent pas le format, ils dessinent la commande raisonnable : cibler serré, écrire le message, prévoir la diffusion, exiger des formats déclinables, et choisir soi-même deux ou trois indicateurs avant de signer. Ils indiquent aussi quand ne pas acheter : une collectivité qui ne parvient à écrire ni sa cible ni son message n'est pas prête à commander un film d'attractivité. Ce travail-là vient d'abord, et il ne coûte rien d'autre que du temps de bureau.

Quaestio les questions

Questions fréquentes

I Qui définit la cible du film : la collectivité ou le prestataire ?

Dans le seul marché documenté en détail, une communauté de communes iséroise, la cible est écrite par la collectivité elle-même dans le cahier des charges, avant la consultation, et le prestataire livre l'exécution. Un cas ne fait pas une règle, mais il pointe la bonne pratique : plus vous écrivez vous-même pour qui vous filmez, plus les offres que vous recevez sont comparables, et plus le film reste fidèle à votre intention. Définir la cible n'est pas le travail du vidéaste, c'est la première décision de l'acheteur.

II Faut-il un diagnostic avant de lancer un film d'attractivité ?

Oui, c'est la méthode du métier : les agences d'attractivité mènent en amont des études pour connaître leurs cibles et la perception du territoire, avant toute production. Bonne nouvelle pour un service com sans budget d'étude : dans le cas documenté, le diagnostic a été produit en interne par la collectivité, à partir de chiffres publics, et intégré au dossier de consultation. On peut donc poser un diagnostic sérieux sans le sous-traiter, au moins pour cadrer une commande.

III Peut-on viser à la fois les entreprises, les habitants et les touristes ?

Le métier documente un resserrement des cibles, pas leur réduction à une seule : les campagnes de paysages génériques ont laissé place à des stratégies plus ciblées. Le cas documenté ne renonce à aucune de ses trois cibles, il les hiérarchise, du professionnel à implanter jusqu'aux habitants comme ambassadeurs, et adapte le message à chacune. Hiérarchiser plutôt qu'additionner : un film qui parle à tout le monde de la même façon ne parle vraiment à personne.

IV Quels formats faut-il commander ?

Ceux qu'appelle votre plan de diffusion, décidé avant le tournage. Dans le cas documenté, la collectivité a commandé un film global court plus plusieurs capsules thématiques, et a exigé le paysage et le portrait à la fois, le vertical pour les réseaux, l'horizontal pour les autres supports. Les formats découlent des canaux, jamais l'inverse. Commander les formats avant d'avoir pensé la diffusion, c'est tourner sans savoir où le film ira.

V Une campagne d'attractivité risque-t-elle quelque chose à l'approche d'une élection ?

Le cadre de la période préélectorale s'applique aux communications des collectivités, et une campagne de promotion du territoire peut en relever. Trois critères guident le juge, d'après la doctrine : l'antériorité (une démarche ancienne est mieux protégée qu'une campagne lancée juste avant le scrutin), l'immuabilité (ne pas changer de format ou d'ampleur à l'approche de l'élection) et la neutralité (valoriser le territoire, jamais l'équipe élue). Le cadre complet est détaillé dans le guide du plan de mandat ; à l'approche de la présidentielle de 2027, une campagne gagne à être lancée tôt.

VI Comment saura-t-on si le film a fonctionné ?

Honnêtement, aucune mesure indépendante ne prouve l'effet d'une campagne d'attractivité, et je n'en ai trouvé aucune pour une collectivité de cette taille. Ce qui est possible : choisir soi-même, avant la diffusion, deux ou trois indicateurs relevables, et les suivre dans le temps. Le guide dédié à la mesure de l'efficacité détaille lesquels et comment, sans promettre de preuve que personne ne sait produire.

VII Combien coûte un film d'attractivité ?

Tout dépend de l'ambition, du nombre de formats et de la durée de vie visée. Plutôt qu'un chiffre hors contexte, le guide du prix d'un film de commune détaille les fourchettes du marché, repères à l'appui. Le bon réflexe reste de raisonner en coût par usage sur la durée de la campagne, pas en prix affiché : un film décliné en capsules et diffusé deux ans se juge autrement qu'un film unique.

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Petitio votre demande

Un territoire
à faire connaître ?

Avant de parler images, parlons méthode. Dites-moi qui vous voulez atteindre et où le film sera diffusé, et je vous aide à cadrer la commande : quels formats découlent de vos canaux, ce qui doit figurer dans le cahier des charges. De vive voix de préférence.

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