Finis · la fin d'abord

On commence
par la fin.

Vous ne payez pas une vidéo. Vous payez un accompagnement, vers un résultat en accord avec votre objectif. Alors avant de parler caméra, durée ou budget, on écrit une phrase : ce qui doit avoir changé une fois le film en ligne. Elle ressemble à ça.

Vota · les vœux

Ce que le film
doit obtenir.

Cette phrase devient la règle du projet. Chaque fois qu'une question se pose ensuite, faut-il un drone, faut-il des sous-titres, faut-il trois minutes ou quarante secondes, on lui pose la même question : est-ce que ça sert l'objectif ? Si c'est non, on ne le fait pas, même quand c'est joli. Surtout quand c'est joli.

Consequentia · ce qui en découle

Et tout le reste
en découle.

Le dispositif n'est pas un choix esthétique, c'est une conséquence. Quatre exemples, tous tirés de projets réels.

  1. Retesur les réseaux

    Quarante secondes, sans le son

    Une bonne partie des gens regardent sans écouter. Le film doit se comprendre muet, ou il ne se comprend pas.

  2. Forumsur un stand

    Ni début ni fin

    Il tourne en boucle et personne n'a besoin d'avoir vu le début. Chaque instant doit se suffire.

  3. Nova manuspour recruter

    Ceux qui font le métier

    On filme les gens du poste, pas le directeur qui en parle. Un candidat reconnaît tout de suite la différence.

  4. Aetaspour durer

    Rien qui date

    Ni les chiffres de l'année, ni la mode du moment, ni, si possible, les visages qui vont partir.

C'est ça, le sur-mesure. Pas un adjectif sur une plaquette : une suite de décisions qui découlent toutes de la même phrase.

Manus · les mains qu'il faut

Un poste,
une personne.

Le dispositif écrit, il reste à trouver qui le tient. C'est seulement là que je compose l'équipe, jamais avant : je ne pars pas d'un carnet d'adresses pour arriver à un film, je pars du film pour arriver aux bonnes personnes. Et jamais un poste de plus que nécessaire.

Deuxième caméra, ingénieur du son, motion designer, pilote de drone : chacun n'arrive que si la phrase du début le réclame. C'est cette composition-là que vous payez, et c'est elle qui change d'un projet à l'autre. Reste une question légitime : ces gens-là, je les trouve où ? Pas dans un annuaire, et c'est une histoire à part. Où je vais chercher les équipes →

Simul · ensemble

Ce qu'on fait
ensemble.

Je ne suis pas un prestataire à qui on passe commande et qu'on retrouve à la livraison. Un film se construit à deux : vous savez ce que vous voulez obtenir, je sais comment y arriver. Voici où nos deux métiers se rencontrent.

  1. I

    Le départ

    Un échange pour écrire la phrase du début, en visio ou autour d'un café. Je vote café. Je reviens avec une proposition, et une fois le devis validé, on construit le rétroplanning ensemble : on part de la date de diffusion et on remonte jusqu'à aujourd'hui. C'est souvent là qu'on découvre qu'il reste moins de temps qu'on croyait.

  2. II

    La préproduction, là où le film s'écrit

    Repérages sur site, scénario, storyboard quand le film le demande, script technique et découpage, planning de tournage. Vous validez à chaque étape, et c'est le moment où vos remarques coûtent le moins cher : déplacer un plan sur le papier prend dix minutes, le retourner prend une journée. Moins on improvise, plus on peut s'autoriser à innover.

  3. III

    Le tournage

    L'équipe arrive 60 à 90 minutes avant le premier plan : on installe, on règle, on essaie. De votre côté il faut un lieu accessible à cette heure-là, les personnes à filmer, et quelqu'un qui peut trancher si une question se pose. Ensuite, plus rien : vous n'avez pas d'équipe à piloter en plus de votre journée. C'est le seul moment où je vous demande de me laisser faire.

  4. IV

    Le montage

    Montage, habillage graphique à votre charte, étalonnage, mixage. Vous recevez une première version quand tout ça est fait, pas avant. Vous me dites ce qui ne va pas, je corrige. Vous avez aussi le droit de me dire ce qui va : ça fait toujours plaisir.

Fortuna · ce qui arrive quand même

Et quand
ça coince ?

Ça arrive à tous les tournages, et s'adapter le jour J fait partie du métier. Mais la vraie différence est ailleurs : chaque imprévu nous a appris quelque chose, et ce qu'il a appris est entré dans la méthode.

Quelqu'un se fige devant l'objectif. C'est la crainte la plus répandue, et elle est normale. On ne fait apprendre aucun texte : on prépare sans scénariser, par un échange en amont, parce qu'une fiche récitée s'entend immédiatement. Le jour J, la conversation démarre avant que ça enregistre, je tourne large et long pour monter court, je laisse reformuler autant qu'il faut, et je fais écouter sa prise à la personne pour qu'elle se reconnaisse. Personne n'est mauvais devant une caméra. Mais il y a des dispositifs mal choisis.

La météo d'un tournage drone. Impossible de contrôler le ciel, et un projet nous l'a rappelé un matin de vol. La leçon est entrée dans la méthode : une autorisation de vol se dépose au moins dix jours avant la prise de vue, alors nous la demandons systématiquement pour une fenêtre de deux jours avant et deux jours après la date prévue. Si le ciel se gâte, le tournage se déplace dans la fenêtre, sans rien redemander à personne.

Une carte d'enregistrement peut lâcher. Difficile à accepter après une journée de tournage. C'est arrivé une fois, et une fois a suffi : depuis, nous filmons en enregistrant simultanément sur deux cartes, à chaque tournage, sans exception.

D'autres précautions sont prises, nous n'allons pas toutes les énumérer ici. S'adapter, nous savons faire ; retenir la leçon, c'est la méthode.

Lex · la règle

Ce qui est écrit,
noir sur blanc.

Post · après

Un film livré
n'a encore rien fait.

Il commence seulement à travailler quand il est diffusé, et c'est là que la phrase du début se vérifie.

Jour J

Livré

Il est prêt, et c'est déjà beaucoup.

Les semaines d'après

Diffusé

On regarde ensemble où il va vivre : le site, la chaîne, l'écran d'accueil, le salon, la campagne de recrutement. Les formats sont taillés pour ces endroits-là, pas pour dormir sur un disque dur.

Six mois plus tard

Je vous rappelle

Où l'avez-vous diffusé, et qu'est-ce que ça a changé ?

Ça m'intéresse pour de vrai, parce que c'est la seule façon de savoir si le film a fait son travail. Et accessoirement, ça vous donne quelque chose à dire à la personne qui a signé le devis.

Ratio · le compte est bon

Dites-moi ce que
votre film doit obtenir.

En deux lignes, avec ce que vous faites et le budget que vous y mettez. Je reviens vers vous avec une proposition claire, un devis qui contient tout ce qui est écrit ici, et l'envie sincère de faire avancer votre projet.

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