Finis · la fin d'abord
On commence
par la fin.
Vous ne payez pas une vidéo. Vous payez un accompagnement, vers un résultat en accord avec votre objectif. Alors avant de parler caméra, durée ou budget, on écrit une phrase : ce qui doit avoir changé une fois le film en ligne. Elle ressemble à ça.
Vota · les vœux
Ce que le film
doit obtenir.
Que le candidat postule en sachant que l'entreprise et le poste sont faits pour lui.
Des employés qui restent, avec le turnover le plus bas du secteur.
Une billetterie débordée par les demandes.
Que chaque représentation de notre spectacle fasse salle comble.
Des clients qui poussent la porte en sachant déjà pourquoi nous, et pas un autre.
Un territoire attractif, pour de nouveaux habitants comme pour de nouvelles industries.
Ne plus être sollicités pour expliquer notre dispositif : la vidéo s'en charge.
Que le nouvel arrivant chez nous prenne conscience de la valeur de notre entreprise familiale.
- La vôtreOn l'écrit ensemble, au premier rendez-vous.
Cette phrase devient la règle du projet. Chaque fois qu'une question se pose ensuite, faut-il un drone, faut-il des sous-titres, faut-il trois minutes ou quarante secondes, on lui pose la même question : est-ce que ça sert l'objectif ? Si c'est non, on ne le fait pas, même quand c'est joli. Surtout quand c'est joli.
Consequentia · ce qui en découle
Et tout le reste
en découle.
Le dispositif n'est pas un choix esthétique, c'est une conséquence. Quatre exemples, tous tirés de projets réels.
- Retesur les réseaux
Quarante secondes, sans le son
Une bonne partie des gens regardent sans écouter. Le film doit se comprendre muet, ou il ne se comprend pas.
- Forumsur un stand
Ni début ni fin
Il tourne en boucle et personne n'a besoin d'avoir vu le début. Chaque instant doit se suffire.
- Nova manuspour recruter
Ceux qui font le métier
On filme les gens du poste, pas le directeur qui en parle. Un candidat reconnaît tout de suite la différence.
- Aetaspour durer
Rien qui date
Ni les chiffres de l'année, ni la mode du moment, ni, si possible, les visages qui vont partir.
C'est ça, le sur-mesure. Pas un adjectif sur une plaquette : une suite de décisions qui découlent toutes de la même phrase.
Manus · les mains qu'il faut
Un poste,
une personne.
Le dispositif écrit, il reste à trouver qui le tient. C'est seulement là que je compose l'équipe, jamais avant : je ne pars pas d'un carnet d'adresses pour arriver à un film, je pars du film pour arriver aux bonnes personnes. Et jamais un poste de plus que nécessaire.
Deuxième caméra, ingénieur du son, motion designer, pilote de drone : chacun n'arrive que si la phrase du début le réclame. C'est cette composition-là que vous payez, et c'est elle qui change d'un projet à l'autre. Reste une question légitime : ces gens-là, je les trouve où ? Pas dans un annuaire, et c'est une histoire à part. Où je vais chercher les équipes →
Simul · ensemble
Ce qu'on fait
ensemble.
Je ne suis pas un prestataire à qui on passe commande et qu'on retrouve à la livraison. Un film se construit à deux : vous savez ce que vous voulez obtenir, je sais comment y arriver. Voici où nos deux métiers se rencontrent.
- I
Le départ
Un échange pour écrire la phrase du début, en visio ou autour d'un café. Je vote café. Je reviens avec une proposition, et une fois le devis validé, on construit le rétroplanning ensemble : on part de la date de diffusion et on remonte jusqu'à aujourd'hui. C'est souvent là qu'on découvre qu'il reste moins de temps qu'on croyait.
- II
La préproduction, là où le film s'écrit
Repérages sur site, scénario, storyboard quand le film le demande, script technique et découpage, planning de tournage. Vous validez à chaque étape, et c'est le moment où vos remarques coûtent le moins cher : déplacer un plan sur le papier prend dix minutes, le retourner prend une journée. Moins on improvise, plus on peut s'autoriser à innover.
- III
Le tournage
L'équipe arrive 60 à 90 minutes avant le premier plan : on installe, on règle, on essaie. De votre côté il faut un lieu accessible à cette heure-là, les personnes à filmer, et quelqu'un qui peut trancher si une question se pose. Ensuite, plus rien : vous n'avez pas d'équipe à piloter en plus de votre journée. C'est le seul moment où je vous demande de me laisser faire.
- IV
Le montage
Montage, habillage graphique à votre charte, étalonnage, mixage. Vous recevez une première version quand tout ça est fait, pas avant. Vous me dites ce qui ne va pas, je corrige. Vous avez aussi le droit de me dire ce qui va : ça fait toujours plaisir.
Fortuna · ce qui arrive quand même
Et quand
ça coince ?
Ça arrive à tous les tournages, et s'adapter le jour J fait partie du métier. Mais la vraie différence est ailleurs : chaque imprévu nous a appris quelque chose, et ce qu'il a appris est entré dans la méthode.
Quelqu'un se fige devant l'objectif. C'est la crainte la plus répandue, et elle est normale. On ne fait apprendre aucun texte : on prépare sans scénariser, par un échange en amont, parce qu'une fiche récitée s'entend immédiatement. Le jour J, la conversation démarre avant que ça enregistre, je tourne large et long pour monter court, je laisse reformuler autant qu'il faut, et je fais écouter sa prise à la personne pour qu'elle se reconnaisse. Personne n'est mauvais devant une caméra. Mais il y a des dispositifs mal choisis.
La météo d'un tournage drone. Impossible de contrôler le ciel, et un projet nous l'a rappelé un matin de vol. La leçon est entrée dans la méthode : une autorisation de vol se dépose au moins dix jours avant la prise de vue, alors nous la demandons systématiquement pour une fenêtre de deux jours avant et deux jours après la date prévue. Si le ciel se gâte, le tournage se déplace dans la fenêtre, sans rien redemander à personne.
Une carte d'enregistrement peut lâcher. Difficile à accepter après une journée de tournage. C'est arrivé une fois, et une fois a suffi : depuis, nous filmons en enregistrant simultanément sur deux cartes, à chaque tournage, sans exception.
D'autres précautions sont prises, nous n'allons pas toutes les énumérer ici. S'adapter, nous savons faire ; retenir la leçon, c'est la méthode.
Lex · la règle
Ce qui est écrit,
noir sur blanc.
-
Le devis est gratuit, détaillé, et n'engage à rien
Il liste les postes : les personnes, les journées, le matériel, le montage. Un poste égale quelqu'un ou quelque chose, jamais un forfait opaque. Il ne peut pas s'écrire avant qu'on se parle, parce que je ne sais pas chiffrer un film dont on n'a pas écrit l'objectif. Le projet démarre à sa validation, avec un acompte de 30 %.
-
Deux allers-retours de corrections, inclus
Vous voyez une première version, vous me dites ce qui ne va pas, je corrige. Deux fois, compris dans le prix. Si la demande change le film qu'on avait écrit ensemble, ce n'est plus une correction mais un autre projet : on en refait un devis, et vous le savez avant que je m'y mette.
-
Votre cession de droits est écrite
La loi demande quatre précisions, et elles sont dans le devis : quels droits vous obtenez, pour quels usages et quels supports, sur quel territoire, et pour combien de temps. Je n'écris jamais « tous droits cédés, monde entier, durée illimitée » : c'est fragile en droit, et ça ne vous protège pas mieux.
Les rushs restent chez moi par défaut, comme le prévoit le droit. Je les archive un an au minimum, à deux endroits distincts, sur disques durs et sur le cloud, et je vous les fournis sur demande pendant cette année. Je garde le droit de montrer le film dans mes réalisations, sauf si vous me dites que non.
-
Quand je dis non
Ça arrive. Un budget qui ne permet pas ce que vous imaginez, une échéance intenable, un sujet pour lequel quelqu'un d'autre sera meilleur que moi. Vous le savez dans les mêmes 48 heures, et je vous dis vers qui aller. Un non rapide vaut mieux qu'un oui qui vous fait perdre trois semaines.
Post · après
Un film livré
n'a encore rien fait.
Il commence seulement à travailler quand il est diffusé, et c'est là que la phrase du début se vérifie.
Livré
Il est prêt, et c'est déjà beaucoup.
Diffusé
On regarde ensemble où il va vivre : le site, la chaîne, l'écran d'accueil, le salon, la campagne de recrutement. Les formats sont taillés pour ces endroits-là, pas pour dormir sur un disque dur.
Je vous rappelle
Où l'avez-vous diffusé, et qu'est-ce que ça a changé ?
Ça m'intéresse pour de vrai, parce que c'est la seule façon de savoir si le film a fait son travail. Et accessoirement, ça vous donne quelque chose à dire à la personne qui a signé le devis.
Ratio · le compte est bon
Dites-moi ce que
votre film doit obtenir.
En deux lignes, avec ce que vous faites et le budget que vous y mettez. Je reviens vers vous avec une proposition claire, un devis qui contient tout ce qui est écrit ici, et l'envie sincère de faire avancer votre projet.
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